Décret BACS : obligations, échéances et mise en conformité des bâtiments tertiaires
Face aux enjeux de transition énergétique et de réduction des consommations d’énergie, le secteur tertiaire est aujourd’hui soumis à de nouvelles obligations réglementaires. Parmi elles, le décret BACS impose aux propriétaires et exploitants de certains bâtiments tertiaires la mise en place de systèmes d’automatisation et de contrôle afin d’améliorer la performance énergétique de leurs installations.
Cette réglementation poursuit plusieurs objectifs : mieux suivre les consommations, optimiser le fonctionnement des équipements techniques et réduire durablement les dépenses énergétiques.
Quels bâtiments sont concernés par cette obligation ? Quelles sont les échéances à respecter et comment assurer sa mise en conformité avec le décret BACS ? EMT Solutions vous accompagne pour comprendre les enjeux de cette réglementation et identifier les solutions adaptées à votre bâtiment.
Qu'est-ce que le décret BACS et quels sont ses objectifs ?
Le décret BACS (Building Automation and Control Systems) s’inscrit dans une démarche globale de transition énergétique visant à améliorer la performance des bâtiments et à réduire leurs consommations d’énergie. Cette réglementation impose la mise en place de systèmes d’automatisation et de contrôle dans certains bâtiments afin d’optimiser le pilotage des équipements techniques.
Publié dans le cadre de l’évolution de la réglementation énergétique des bâtiments, ce décret vise à rendre les installations plus intelligentes grâce à des solutions capables de mesurer, analyser et ajuster automatiquement leur fonctionnement. L’objectif est d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments tout en limitant les gaspillages liés aux usages énergétiques.
Concrètement, un système répondant aux exigences du décret BACS permet de mieux suivre les consommations, d’identifier les dérives et d’adapter le fonctionnement des équipements selon les besoins réels du bâtiment. Cette approche contribue ainsi aux objectifs de réduction des consommations énergétiques fixés pour le secteur tertiaire.
Quels bâtiments tertiaires sont concernés par l'obligation BACS ?
Tous les bâtiments tertiaires ne sont pas automatiquement concernés par l’obligation liée au décret BACS. L’application de cette réglementation dépend principalement des équipements présents dans le bâtiment, de leur usage et de la puissance des installations concernées.
Les propriétaires et exploitants doivent donc identifier si leurs bâtiments répondent aux critères définis par le décret afin d’évaluer leurs obligations et anticiper leur mise en conformité. Deux éléments sont essentiels à prendre en compte : les systèmes techniques installés et les seuils de puissance applicables.
Les équipements concernés : chauffage, climatisation et systèmes techniques
Le décret BACS s’applique aux bâtiments équipés de systèmes techniques consommant de l’énergie et nécessitant un pilotage optimisé. Sont notamment concernés les équipements dédiés au chauffage, au refroidissement, à la climatisation ainsi qu’à la ventilation.
L’objectif est de permettre un meilleur suivi et un meilleur contrôle des installations grâce à un système d’automatisation et de contrôle capable d’analyser les données de fonctionnement et d’adapter les usages aux besoins réels du bâtiment. Ainsi, un bâtiment équipé d’un système de chauffage ou de climatisation doit évaluer son niveau d’équipement et ses capacités de pilotage afin de déterminer les actions nécessaires pour répondre aux exigences réglementaires.
Les solutions de gestion technique du bâtiment (GTB) permettent notamment d’assurer cette supervision, en centralisant les informations issues des différents équipements et en facilitant leur maintenance.
Les seuils de puissance et échéances du décret BACS
Le décret BACS s’applique selon deux seuils de puissance nominale : 290 kW et 70 kW. Les bâtiments dont les installations dépassent ces seuils doivent progressivement être équipés d’un système d’automatisation et de contrôle permettant d’améliorer leur performance énergétique. Le calendrier dépend notamment de la date de construction du bâtiment et de la puissance des équipements concernés :
| Supérieure à 290 kW | Bâtiments neufs et existants | 1er janvier 2025 |
| Supérieure à 70 kW | Bâtiments existants | 1er janvier 2027 |
| Supérieure à 70 kW | Bâtiments neufs | Application selon les règles applicables aux constructions neuves |
Ainsi, les propriétaires et exploitants de bâtiments tertiaires doivent vérifier la puissance nominale de leurs installations afin d’identifier s’ils sont concernés par l’obligation de mettre en place un système d’automatisation et de contrôle.
Une analyse préalable des équipements existants permet de déterminer les actions nécessaires pour assurer la conformité du bâtiment et améliorer sa performance énergétique.
Quelle solution pour répondre aux exigences du décret BACS ?
Pour répondre aux obligations du décret BACS, les bâtiments concernés doivent mettre en place un système d’automatisation et de contrôle capable de piloter leurs équipements techniques. La Gestion Technique du Bâtiment (GTB) constitue la solution de référence pour optimiser le fonctionnement des installations et améliorer leur performance énergétique. Elle permet de centraliser le suivi des équipements, d’analyser les données de consommation et d’adapter leur fonctionnement aux besoins réels du bâtiment.
La GTB (Gestion Technique du Bâtiment), un outil de pilotage énergétique
La Gestion Technique du Bâtiment (GTB) est un système intelligent permettant de centraliser le suivi et le pilotage des équipements techniques d’un bâtiment. Elle collecte les informations issues des différentes installations afin de mieux comprendre les usages énergétiques et d’identifier les sources d’optimisation.
Son fonctionnement repose sur une logique en plusieurs étapes : mesurer, analyser, piloter et optimiser. Grâce aux données recueillies en temps réel, la GTB permet d’ajuster automatiquement le fonctionnement des équipements en fonction des besoins réels du bâtiment, des conditions d’occupation ou encore des périodes d’utilisation.
En améliorant la régulation des installations, la GTB contribue ainsi à réduire les consommations d’énergie, à limiter les pertes inutiles et à améliorer durablement la performance énergétique du bâtiment. Elle constitue également un outil d’aide à la décision grâce à une supervision centralisée et un meilleur suivi des consommations.
Les fonctions d'un système d'automatisation et de contrôle des bâtiments
Un système d’automatisation et de contrôle des bâtiments repose sur plusieurs fonctionnalités permettant d’optimiser le fonctionnement des équipements techniques. Au-delà du simple suivi des consommations, il permet d’assurer un pilotage plus précis et plus réactif des installations.
Parmi les principales fonctions d’une GTB, on retrouve notamment :
- Le suivi des consommations énergétiques : la collecte des données permet d’analyser les usages du bâtiment et d’identifier les éventuelles dérives.
- Le pilotage automatique des équipements : le système ajuste le fonctionnement du chauffage, de la climatisation, de la ventilation ou de l’éclairage selon les besoins réels.
- La détection des anomalies et des dérives : la surveillance continue permet d’identifier rapidement les dysfonctionnements ou les équipements trop énergivores.
- L’optimisation des usages : la régulation automatique améliore le confort des occupants tout en limitant les consommations inutiles.
Grâce à ces fonctionnalités, le contrôle des bâtiments devient plus précis et permet aux exploitants de disposer d’une meilleure visibilité sur leurs installations techniques.
Quelles sont les classes de performance d'une GTB ?
Toutes les solutions de Gestion Technique du Bâtiment ne présentent pas le même niveau de performance énergétique. Afin d'évaluer leur efficacité, les systèmes GTB sont classés selon quatre niveaux de performance : de la classe D, correspondant aux fonctionnalités les plus limitées, jusqu'à la classe A, qui offre le niveau de régulation le plus avancé. Dans le cadre du décret BACS, les bâtiments concernés doivent être équipés d'un système de GTB de classe C au minimum, conformément aux exigences réglementaires. Les classes A et B, plus performantes, permettent d'aller encore plus loin dans l'optimisation énergétique des bâtiments.
Les quatre classes de performance sont :
- Classe A : système à haute performance énergétique, permettant une régulation avancée et une optimisation fine des consommations ;
- Classe B : système avec des fonctions avancées de gestion et de régulation des équipements ;
- Classe C : niveau minimal exigé par le décret BACS,correspondant à une régulation standard ;
- Classe D : système offrant uniquement des fonctionnalités de base, avec des capacités d’optimisation limitées.
Le choix d'une classe de GTB dépend des caractéristiques du bâtiment, de ses équipements et des objectifs recherchés en matière d'efficacité énergétique. Toutefois, pour les bâtiments soumis au décret BACS, la réglementation impose à minima une GTB de classe C. Opter pour une classe A ou B permet d'améliorer davantage les performances énergétiques et de maximiser les économies d'énergie.
Quels bénéfices apporte une GTB aux bâtiments tertiaires ?
Une GTB ne constitue pas uniquement une réponse aux obligations du décret BACS. Elle représente également un véritable outil d’amélioration de la gestion énergétique des bâtiments tertiaires. En offrant une meilleure visibilité sur les consommations et le fonctionnement des équipements, elle permet aux entreprises de prendre des décisions plus efficaces et d’optimiser durablement leurs installations.
Au-delà de la réduction des consommations d’énergie, la GTB contribue à améliorer le confort des occupants, à simplifier l’exploitation du bâtiment et à maîtriser les coûts liés aux équipements techniques.
Réaliser des économies d’énergie grâce à un pilotage optimisé
L’un des principaux bénéfices d’un système GTB est sa capacité à réduire les consommations d’énergie grâce à un pilotage plus précis des équipements. En ajustant automatiquement le fonctionnement du chauffage, de la climatisation, de la ventilation ou des autres systèmes techniques selon les besoins réels du bâtiment, elle limite les consommations inutiles.
Cette optimisation permet d’améliorer la performance énergétique du bâtiment tout en contribuant aux objectifs de réduction fixés par les réglementations du secteur tertiaire, notamment le dispositif Éco Énergie Tertiaire. En identifiant les sources de gaspillage et en adaptant les usages, la GTB participe ainsi à la mise en place d’une démarche d’efficacité énergétique durable.
Améliorer le suivi des équipements grâce aux données
La collecte et l’analyse des données constituent un autre avantage majeur d’une GTB. Grâce aux informations remontées par les différents équipements, les exploitants disposent d’une vision précise du fonctionnement de leur bâtiment et de l’évolution de leurs consommations.
Ces données facilitent le contrôle des bâtiments, permettent d’identifier rapidement les dérives et offrent une meilleure capacité de décision. Les outils de supervision et de reporting permettent notamment de suivre les performances dans le temps et d’évaluer l’efficacité des actions mises en place.
La gestion énergétique devient ainsi plus proactive : les anomalies peuvent être détectées avant qu’elles n’entraînent une surconsommation ou une dégradation des équipements.
Optimiser les coûts d’exploitation et anticiper la maintenance
En améliorant la régulation des installations et en limitant les consommations excessives, une GTB permet également de réduire les coûts d’exploitation des bâtiments tertiaires.
Un meilleur suivi des équipements facilite par ailleurs la maintenance préventive : les dysfonctionnements peuvent être détectés plus rapidement et les interventions mieux planifiées. Cette approche contribue à prolonger la durée de vie des installations et à éviter certains travaux ou remplacements prématurés.
Pour les entreprises, la GTB représente donc un investissement permettant d’allier économies d’énergie, maîtrise des coûts et meilleure gestion du patrimoine technique.
Décret BACS et décret tertiaire : quelles différences ?
Le décret BACS et le décret tertiaire poursuivent un objectif commun : améliorer la performance énergétique des bâtiments tertiaires et réduire durablement leurs consommations d’énergie. Toutefois, ces deux réglementations ne répondent pas aux mêmes enjeux et n’imposent pas les mêmes obligations aux entreprises.
Le décret tertiaire, également appelé dispositif Éco Énergie Tertiaire, fixe des objectifs de réduction des consommations énergétiques pour les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m². Il impose notamment une diminution progressive des consommations d’énergie afin d’accompagner la transition énergétique du secteur.
Le décret BACS, quant à lui, concerne la mise en place de systèmes d’automatisation et de contrôle des bâtiments afin d’améliorer le suivi, la régulation et le pilotage des équipements techniques. Il constitue donc un levier permettant aux entreprises d’atteindre plus facilement leurs objectifs de performance énergétique.
| Décret BACS | Décret Tertiaire | |
| Objectif principal | Optimiser le pilotage des équipements et améliorer l’efficacité énergétique | Réduire les consommations énergétiques des bâtiments tertiaires |
| Approche | Mise en place d’un système d’automatisation et de contrôle | Atteinte d’objectifs chiffrés de réduction des consommations |
| Bâtiments concernés | Bâtiments équipés de certains systèmes techniques selon leur puissance | Bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² | Moyen d’action | GTB, régulation, suivi des données énergétiques | Suivi des consommations et plan d’actions |
Ainsi, le décret BACS et le décret tertiaire sont complémentaires : la GTB permet d’améliorer la connaissance et le pilotage des consommations, tandis que le décret tertiaire fixe les objectifs énergétiques à atteindre.
Comment mettre son bâtiment en conformité avec le décret BACS ?
La mise en conformité avec le décret BACS ne consiste pas uniquement à installer un système d'automatisation et de contrôle. Elle nécessite une analyse préalable des installations existantes afin de vérifier si le bâtiment est concerné par la réglementation et de définir la solution la plus adaptée.
Cette démarche permet d'identifier les équipements à piloter, d'évaluer les besoins du bâtiment et de mettre en œuvre une solution conforme, performante et adaptée aux objectifs de l'entreprise.
Réaliser un audit énergétique de son installation
Avant toute mise en conformité, il est essentiel de réaliser un audit énergétique des installations techniques. Cette étape permet d'établir un état des lieux des équipements présents, d'analyser les consommations d'énergie, de vérifier la puissance des installations et d'identifier les systèmes déjà en place.
L'étude des données de fonctionnement permet également de détecter les éventuels dysfonctionnements, les équipements énergivores ou les possibilités d'optimisation. Cet audit constitue une base indispensable pour définir une stratégie de mise en conformité cohérente avec les exigences du décret BACS.
Déployer une solution GTB adaptée à votre bâtiment
Chaque bâtiment possède ses propres caractéristiques techniques, ses contraintes d'exploitation et ses objectifs de performance énergétique. C'est pourquoi la mise en conformité ne se limite pas à l'installation d'une GTB standard : la solution doit être dimensionnée en fonction des équipements existants, des usages du bâtiment et des besoins des occupants.
Le déploiement d'une Gestion Technique du Bâtiment comprend généralement plusieurs étapes : le choix de la solution, son intégration aux installations existantes, le paramétrage des automatismes, les essais de fonctionnement et la mise en service. Un accompagnement technique permet également de former les utilisateurs et d'assurer un suivi des performances dans le temps.
En adoptant une approche personnalisée, les entreprises disposent d'un système réellement adapté à leur bâtiment, capable de répondre aux exigences réglementaires tout en améliorant durablement la gestion énergétique des installations.
Comment mettre son bâtiment en conformité avec le décret BACS ?
La mise en conformité avec le décret BACS nécessite une approche globale, allant de l'analyse des installations existantes jusqu'au déploiement d'une solution adaptée aux besoins du bâtiment. Chaque projet étant unique, il est essentiel de prendre en compte les équipements en place, les usages du site ainsi que les objectifs de performance énergétique de l'entreprise.
Spécialiste de la performance énergétique des bâtiments tertiaires, EMT Solutions accompagne les entreprises et les collectivités à chaque étape de leur projet, de l'audit énergétique au déploiement d'une solution GTB adaptée. Basées en Lorraine, nos équipes interviennent dans l'ensemble du Grand Est pour vous aider à répondre aux exigences du décret BACS.
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FAQ : Tout savoir sur le décret BACS
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